Voici le second rapport d'analyse de filaments aéroportés par le laboratoire ANALYTIKA, Centre Indépendant d'Investigations et d'Expertises en Chimie Organique, ZAC Bousquets -130 Rue Innovation / 19 Rue Création 83390 CUERS France. Il date du 9 mars 2014 et parait dans un contexte d'alerte pollution aux particules dans la majeure partie de la France.

 

Madame,

La prestation analytique que vous nous avez confié sur un échantillon de « filaments aéroportés » est terminée.

Les résultats obtenus sont présentés -en résumé et en détail- dans le rapport analytique ci-dessous.

Cette prestation analytique fait suite à celle réalisée précédemment sur quatre (4) échantillons de « filaments aéroportés » prélevés à l'initiative de plusieurs particuliers en divers lieux répartis dans la France entière.(cf. notre rapport 20131030_Dumas-18_Rapport_analytique_AnAlytikA).

Dans le cas présent, l'échantillon provient de la région de Saint Martin de Crau, a été prélevé à la demande de votre adhérente Séverine Laxenaire par les soins de l'étude Bruno, huissier sis à Arles, qui nous l'a transmis le 14 novembre 2014 par colis postal.

Une très grande similitude apparaît claîrement entre les résultats obtenus sur cet échantillon (dont l'origine ne saurait être remise en cause puisque la collecte a été réalisée sous contrôle d'huissier) et ceux précédemment collectée par des particuliers sur l'ensemble du territoire national.

Pour extrêmement complexe que soient les résultats observés, la composition des produits de décomposition thermique directe des « filaments aéroportés » étudiés permet de présumer du fait qu'ils résultent d'un processus de polymérisation -dans l'air raréfié en altitude- des effluents de combustion de réacteurs d'aviation.

En effet, parmi les nombreux produits dont le détail est révélé par notre étude, se retrouvent systématiquement un grand nombre de composants chimiques organiques, naturels et synthétiques (en particulier acides gras à longue chaîne et phthalates) susceptibles d'entrer dans la composition des carburants et lubrifiants de ce type de moteurs thermiques à réaction.

L'observation que nous venons de répéter justifie donc pleinement inquiétude dont nous avions fait état lors de la publication de notre premier rapport sur ce sujet, d'autant plus que les observations de retombées de « filaments aéroportés » ne cessent de se multiplier, en France, en Europe et dans le monde entier.

Les connaissances -préliminaires et partielles- que le laboratoire AnAlytikA est parvenu à obtenir sur la composition de ces « filaments aéroportés » sont alarmantes puisqu'il est maintenant démontré qu'ils transportent des perturbateurs endocriniens, et que ces retombées sont -inévitablement- susceptibles d'affecter la surface entière du globe terrestre.

Si -comme nous le suspectons fortement- ces retombées de « filaments aéroportés » sont la conséquence du développement du trafic aérien, la responsabilité des fonctionnaires responsables de la surveillance des conséquences sanitaires de ces activités économiques est clairement engagée, de même que celles des fabricants de carburants et lubrifiants d'aviation et des constructeurs de réacteurs d'aviation.

Au même titre que celle liée au trafic automobile, la pollution atmosphérique induite par le transport aérien -- doit être étudiée, surveillée, et réglementée.

Votre association est en mesure de participer à la prise de conscience du grand public et des médias, seuls leviers assez puissants pour susciter une réaction des responsables politiques et de leurs fonctionnaires, dont le silence demeure assourdissant sur le sujet ...

Restant à votre entière disposition pour tout renseignement complémentaire éventuel.

 

Bernard TAILLIEZ
Docteur ès Sciences
Directeur Scientifique – Fondateur
Responsable Assurance-Qualité

Suite du rapport ici et ici

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